jeudi, avril 30, 2009




Saccades

Tombée

D'un soir sonore

Ample appel

Silencieux verger dont je m'approche

Main brodée d'or

.

Françoise Jones
éditions L.
Mauguin

L.A.photographies, par la fenêtre
TGV Chambéry/Paris/Chambéry, avril 2009

mardi, avril 28, 2009

Arbre de Vie


De la sagesse à l'intelligence, de la sphère terrestre à la sphère céleste, il y a l'Arbre de Vie enraciné dans un sol, dont il est écrit : " Il a suspendu le sol à la sphère ", et affleurant un firmament dont il est dit : " Les piliers des cieux frémissent et s'émerveillent à son appel ".
°
Arbre de Vie, peinture sur verre de la fin du XIXe s. Silésie.
Musée ethnographique de Varsovie.

Avalanche

agitation de couloir
manifestation de masse
mal blanc qui provoque un désordre dans les couleurs
fait l'objet de bien des recherches
.
L'écroulement des apothéoses réjouit les champs des hauteurs où les centauresses séraphiques évoluent parmi les avalanches
.
L'image dit du six à la troisième place ;
suivre l'homme brillant, c'est se libérer de la complaisance de l'esprit génétique ; c'est encore renoncer a l'éphémère pour suivre l'éternel.
°
Avec Rimbaud & le Yi King

lundi, avril 27, 2009

Lilas l'amitié et Lîlâ le jeu

le parfum le son le violet
tout cela s'enveloppe sous le nom de Lîlâ.
°
L.A. photographie, Annecy 2009

celui qui parle aux arbres

Si vous aviez de la foi comme une graine de moutarde, vous diriez à ce mûrier : " Déracine-toi et va te planter dans la mer ", et il vous obéirait. ( Luc 17.6)

dévoilement


de ce qui n'est pas pour faire fleurir
" ce qui est "
désenvoûtement
neti neti ni non, ni non au non
°
L.A. photographie, fleur de Prunier, avec K. / Marcot Beaufort 2009

Disons donc maintenant


ciel montagne et forêt
°
L.A. photographie, Beaufort,avril 2009
regard et moi plein jour
un voile blanc de zinc
et d'argent
le plus léger le plus fin et le plus couvrant
disons donc " un ciel "
disons donc aussi maintenant
que la montagne est là
disons simplement cela sans forcer
apparaît tout soudain
au sens strict épiphanie du quotidien
appel des forêts
coup d'oeil vitesse et souplesse
s'éclaire et s'étend ici
une liberté sans limites
si je te cherche à l'intérieur.
nous n'avons pas à craindre ces silences ;
nous pouvons les aimer. ( John Cage)

dimanche, avril 26, 2009

au-delà de toute appréhension

" La rose est sans pourquoi ; elle fleurit comme elle fleurit ", chante Silesius - et Hadewijch d'Anvers porte jusqu'à la brûlure ce bouleversement du mode d'être
:
" Plongé dans la nescience
au-delà de toute appréhension
de tout sentiment, je dois garder le silence
et rester où je suis
comme en un désert
que ne décrivent, que n'atteignent
ni paroles ni pensées "
.
Saisi au vif tout soudain tout soudain dévoilé par l'aigu l'aigu où je suis accord musical de vie intense nudité adamantine.
" Je ne sais quoi " chanté par Jean de la Croix, l'étincelle d'infini s'atteint toujours d'aventure.
°
L.A. photographie, Annecy 2009

vendredi, avril 24, 2009


dans les ténèbres les plus noires, mieux vaut encore allumer
une seule et minuscule flamme, que de maudire toute l'obscurité.
°
L.A. encre et photographie avec le Yi-king , 2009
Tu la crois longue, l'éternité, plus longue que le temps ;
Mais tu parles de supplices et non de la félicité. ( Silesius)
lecture du ciel
du soleil = traité du ciel
montagne simple et marche légère
ce qui m'éveille
:
cet envahissement fixe et lumineux qui s'égare en surface
.
méprise le monde pour le recevoir au centuple ( Silesius)
.
JA
OUI
UN SEUL OUI
AVEC JAH.

Persévérance

S' approcher du Docteur Subtil est un véritable exercice de patience . Seule une lecture méticuleuse et persévérante peut le faire parler : la rigueur de la démonstration par axiomes et syllogismes, objections et réponses exige du lecteur une attention soutenue et sans faille. Néanmoins sur ce point encore, il faut nous libérer des préjugés qui nous empêche de voir ce qui est
.
Continuer de faire ce qu'on a résolu, par un acte de volonté renouvelé
ordine essentiali est circulus impossibilis
°
L.A. encre & photographie, 2005

jeudi, avril 23, 2009

Un écho

immobile et chaud pin silence et parfum
verte croissance devant les yeux
vitesse pensée insistante évidente
il écrit
:
" L'éternité est ce qui dure le moins "
( l'instant dure encore beaucoup trop pour pouvoir en être l'image)
.
L.A. photographie, les Villes-de-dessus, avril 2009

Ecceitas :

latin scolastique,
caractère de singularité absolue
par lequel un individu se distingue de tout autre
.
L.A. Photographie, les Villes-de-dessus, avril 2009

écorce d' hêtre

L.A. photographie, les Villes-de-dessus, avril 2009

Ce matin

une demeure au large
Il se souvient qu'il s'appelle
"Vague de Pierre "
.
Entre montagne et rivière
non loin du Mirantin
quelques points fondus
nuages & sapins se rejoignent
.
CHARDONNERET ÉLÉGANT
.
ailes noires et jaunes
queue noire et blanche
dos brun et croupion crème
sticlitt ou didelitt
liquide et souvent répété
èh - i anxieux
gazouillis liquide avec variations sur les cris entremêlés
vergers jardins régions cultivées
vol onduleux et capricieux
.
Nous volons au passage un plaisir clandestin

A flanc d'abîme

Il écrit : Oublier cet " il faut ". " Se tenir simplement dans la vibration transparente qui permet de voir et d'entendre et de dire à la fois ce qui vient et précède en violence chaque histoire immobile, sous les yeux, ici. "
.

cercle silencieux chaleur d'un versant sud parfum de pin
.
le texte dit
:
"Deux oiseaux compagnons inséparablement unis résident sur le même arbre : l'un mange le fruit de l'arbre, l'autre regarde sans manger. "
°
L.A. photographies, les Villes-de-dessus, avril 2009

152. Le plus divin

Nulle chose n'est plus divine ( si tu peux le comprendre)
que de n'être pas ému, maintenant et dans l'éternité.
°
Angelus Silesius
le voyageur chérubinique
jeune pin sylvestre au bord du vide
mais il est ici je ne sais quoi d'encore plus caché (H.Suso)
°
L.A. photographie, les Villes-de-dessus, avril 2009

mercredi, avril 22, 2009

Forêt aromatique !


après-midi
Pin sur ton parfum
qui circule dans l'air
.
...la houle qui m'enlève
°
L.A. photographies, les Villes-de-dessus, avril 2009
avec les pins sylvestres

pas d'autre chemin
que ceui-là
seul je marche
.



mon déjeuner

aujourd'hui

de l'eau

Istante

je respire le mot Istante
(connaissance comportant des éléments intuitifs et affectifs)
rien d'autre à respirer
il est assez agréable
peut-être de la quiétude
c'est mon sentiment de l'instant

mardi, avril 21, 2009

Titre, exergue et fin

Illuminations
à travers les textes sacrés
.
" Les paroles essentielles sont des actions qui se produisent en ces instants décisifs où l'éclair d'une illuminations splendide traverse la totalité d'un monde. "
Martin Heidegger,
Schelling ( semestre d'été 1936)
.
" Il y avait eu une discussion en classe visant à savoir qui, de Schelling et de Hegel, surpassait l'autre - une discussion plutôt stupide. On ne discutait pas des systèmes philosophiques, mais on parlait de l'opinion d' Ekaterina Mikhaïlovna.
- Va lui demander, me disaient les copains avec insistance.
J'étais le secrétaire du cercle dramatique.
- Allez-y vous-mêmes !
- Elle ne nous le dira pas, à nous.
J'allais résolument trouver Mikhaïlovna et lui demandai : " Ekaterina Mikhaïlovna, qui préférez-vous : Schelling ou Hegel ?
- C'est pour vous que vous me le demandez ?
- Oui, lui répondis-je en rougissant.
_ Schelling " , articula Mikhaïlovna tout bas et avec ferveur, et je sentis qu'elle répondait là à une question qui lui tenait personnellement à coeur.
La victoire des traditions hégéliennes retentissait déjà dans toutes les écoles du parti soviétique du pays. Bientôt se référer à Schelling serait synonyme de déviation, et passible de poursuites.
Varlam Chalamov, la quatrième Vologda
.
" Après cela je vis un ciel nouveau et une terre nouvelle. Car le premier ciel et la première terre avaient disparu, et la mer n'était plus. Et moi Jean, je vis la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, qui venait de Dieu, descendait du ciel, étant parée comme une épouse qui se pare pour son époux. Et j'entendis une grande voix qui venait du trône, et qui disait : Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes ; et il demeurera avec eux, et ils seront son peuple, et Dieu, demeurant lui-même au milieu d'eux, sera leur Dieu. Dieu essuiera toutes les larmes de leurs yeux, et la mort ne sera plus. Il n'y aura plus aussi là ni pleurs, ni cris, ni afflictions, parce que le premier état sera passé. Alors celui qui était assis sur le trône dit : Je m'en vais faire toutes choses nouvelles. Il me dit aussi : écris. "
L'Apocalypse est l'oeuvre de saint Jean, sous le règne de Néron, peut-être de Domitien, aux alentours de 95, au large de l'Asie Mineure dans l'île de Patmos
.
" La main d'un maître anime le clavecin des prés"
.
Je n'ai pas besoin de veaux pour
comprendre mes ouvrages, mais de
bons yeux bien illuminés ; aux autres,
ils ne peuvent rien apprendre, si
malins soient-ils.
Jacob Boehme,
Mysterium Magnum.
°
Illuminations , à travers les textes sacrés
Ph. Sollers, Folio 4189
Les calculs de côté, l'inévitable descente du ciel, et la
visite des souvenirs et la séance des rythmes occupent
la demeure, la tête et le monde de l'esprit. ( Rimbaud )
.

Muscari en grappe serrée











petite plante vivace  glabre
feuilles radicales filiformes sillonnées et étalées sur le sol
fleurs ovoïdes quatre mm

bleu-violet
violet foncé
noir
.
à six dents blanches
jusqu'à deux mille mètres


L.A. photographie, Col de Cochette, avril 2009
.
.
..
.
.
.

lundi, avril 20, 2009

L.A. encre sur papier & photographie, 2005

Une musique du ciel



Cerisiers la nuit
une musique du ciel
qu'écoutent les hommes
°
Yozakura ya
ten no ongaku
kikishi hito
°
Issa, Haiku
traduit du japonais par Joan Titus-Carmel
Verdier
°
L.A. photographie, village de Cochette,avril 2009

Sakura kana


Après un bain chaud
et prières à Bouddha -
fleurs de cerisier !
°
Yu mo abite
hotoke o gande
sakura kana
°
Issa, Haiku
traduit du japonais par Joan Titus-Carmel, Verdier
L.A. photographie, village de Cochette, avril 2009

Ce monde de rosée

Ce monde de rosée
est un monde de rosée
pourtant et pourtant
°
Ce célèbre haiku d'Issa (1763-1827) dit à lui seul l'art empreint d'esprit Zen et l'existence semée d'épreuves du grand poète japonais. Avec Basho, Buson, Ryokan, Shiki et Kikaku, il est un des maîtres de cette forme poétique dont la visée, selon les mots d'Alan W. Watts, est de décliner " le merveilleux sentiment de vacuité d'où surgit l'évènement ".
°
L.A. photographie, branche de poirier en fleur,
village de Cochette, avril 2009

Vie d' Issa 1763-1827

Kobayaschi Nobuyuki, appelé aussi Yataro, est né le 5 mai 1763 au village de Kashiwabara, dans le Shinano (l'actuelle préfecture de Nagano). Son père, Yagobei, et sa mère, Kuni, sont paysans. Quand celle-ci meurt, il n'a que trois ans ; c'est désormais sa grand-mère, Kanajo, qui l'élèvera . Dés l'âge de six ans, Shimpo l'aubergiste l'initie à la poésie et aux textes bouddhiques. Mais bientôt il abandonne l'étude pour travailler nuit et jour à la ferme familiale sous le férule de la seconde épouse de son père. Après la mort de sa grand-mère, en 1777, il part à Edo où il connaît le froid et la faim. Il se consacre au haiku et s'associe à l'école de Katsu Shika ( un disciple de Basho), dirigée par Nirokuan Chikua à qui il succède en 1790, avant d'être évincé pour la liberté qu'il prend avec les règles qui régissent cet art.

En 1791, Issa - plus précisément : " le moine Issa du temple hakai ", c'est le nom qu'il se donne -, vêtu d'une simple robe et le crâne rasé, entreprend alors un pèlerinage de sept ans qui le mènera jusqu'à l'île de Shikoku. De retour à Kashiwabara, il sera au chevet de son père pour entendre ses dernières volontés : Issa doit reprendre sa place dans la maison et fonder une famille. Mais sa belle-mère et son demi-frère s'y opposent et contestent son droit à l'héritage. Il repart à Edo, publie Chichi no shuen nikki ( le journal de la mort de mon père) et reprend sa vie d'errance jalonnée de rencontres avec les rares personnes qui reconnaissent son talent et partagent avec lui l'amour de la poésie. Cependant sa renommée a grandi lorsque, à lâge de cinquante ans, Issa peut enfin vivre chez lui.

Il épouse Kiku, une femme alerte et gaie. Or il devra, au cours des dix années qui vont suivre, voir mourir sa femme et les quatre enfants qu'elle avait mis au monde. Oraga haru ( Mon printemps, 1811) est achevé. Après un remariage malheureux et de courte durée avec la fille d'un samurai en 1824, il est victime d'une deuxième attaque qui le paralyse ( la première avait suivi la mort d'un de ses fils). Il ne sait pas, lorsque Yao - une jeune nourrice, fille de paysans - devient sa femme, qu'il lui reste peu de temps à vivre et que les épreuves ne lui laisseront aucun répit : un incendie détruit sa maison. Réfugié dans les dépendances, il subit un nouvel assaut de la maladie et meurt le 19 novembre 1827. Il ne verra jamais Yata, sa fille, née au printemps.


Issa est enterré sur le mont Komaru auprès des siens. Sur sa stèle de pierre, on peut lire :
,
Alors c'est donc ça
ma demeure pour la vie ?
cinq pieds de neige
°
VERDIER
°
L.A. photographies, fleurs de cerisier,
village de Cochette avril 2009




Cerisier en fleurs



Ce monde imparfait
mais pourtant recouvert de
cerisiers en fleurs
.
komo yô na
masse o sakura
darake kana
.
ISSA
Haiku
traduit du japonais par Joan Titus-Carmel
Verdier
.
L.A. photographie, village de Cochette, avril 2009

Le poirier en fleurs

docteur subtil pour temps difficile !
°
L.A. photographie, village de Cochette, avril 2009

Toutes couleurs, déclaration d'amour.


La tulipe à la rose : " Tu es belle, je suis jolie ! "
La rose à la tulipe : " Tu es jolie, et tu es belle aussi ! "
Le verre de vin : " Tulipe et rose, on vous réconcilie ! "
Khayam : " Vin, tulipe, rose, regardez ma jolie ! "
°
Ne sois pas seulement belle ! sois tulipe !
C'est ce que cette nuit, pris de vin, je disais à une jolie.
La jolie en langage de jolie me dit : " Il n'y a pas de jalousie
" Entre rose et tulipe ! je suis belle et puis aussi jolie ! "
°
Omar Khayam
Rubayat
L.A. photographie, Tulipes, village de Cochette, avril 2009

vendredi, avril 17, 2009

Picasso, personnage cueillant des fleurs
13 janvier 1958, huile sur panneaux 2X2 m
Paris, musée picasso
°
L'orage rajeunit les fleurs
Baudelaire
°
Au bord du fleuve, miracle des fleurs, sans fin
à qui se confier ? On en deviendrait fou.
Ou Du Fu (712-770)

La résurrection

Mantegna ( 1431-1506)
musée des beaux arts de Tours,
une des représentations les plus extravagantes
de tous les temps.
°
La résurrection de Mantegna apparaît dans le roman de Philippe Sollers , les voyageurs du temps à la page 183, écoutons :
" Voici un tombeau-caverne, avec des arbres plantés dans le roc. Des types sont affalés à l'entrée : un juif, bien sûr, pour qui il s'agit d'une très mauvaise nouvelle, et des gardes romains renversés d'ahurissement. Des chérubins blancs planent à droite et à gauche du Ressuscité, des séraphins rouges à sa droite. Ce sont des cellules ou des ganglions d'un nouveau genre, sorte de double hélice ADN entourant ce corps rayonnant, pied gauche sur le rebord du sépulcre ouvert, fanion dans la main gauche avec croix au sommet ( blanc et croix rouge), main droite bénissante, sortie de la mort, donc, mais pour qui ? (...) Mantegna peint avec une précision extatique. Cinq siècles après, dans une petite ville de province française, c'est comme si vous étiez à Lhassa, et beaucoup mieux qu'à Lhassa."
Haut sur la même page 183 cet éveil merveilleux :
" Que ce soit aller, que ce soit venir, que ce soit il y a, que ce soit il n'y a pas, vous devez comprendre que c'est le temps d'être-temps. "
Vous voilà donc projeté dans un commencement sans commencement et une fin sans fin, ce qui est un renouvellement prodigieusement agréable, surtout si vous vous trouvez, au printemps, devant des rosiers grimpants ( légère station dans l'espace-temps).
°
Ph. Sollers,
les voyageurs du temps
Gallimard

Solitaire avec mes pas

selon les saisons
neige la pluie le vent le soleil
selon les circonstances
l' Envers l'Endroit l'Ombrée
la Soulane
les pas sont vivants
d'une infinie variété !
gorgés d'eau gonflés d'air
vastes et vides limpides et secs
ce matin par exemple
blancs volants comme fumée
je ralentis le pas
des sorbiers m'élance dans la neige
m' y arrête pour souffler tel un présent l'émotion
le pas léger des saules
l'oeil va et vient s'ouvre et reçoit
en l'oreille une réponse à moi le dehors
libre éclairé dévoilé
mes pas chaîne musicale essence et vérité
vouloir liberté
salut !

qui plaît par la finesse


Fenêtre ouverte
printemps de la forêt
de ce geste simple ( ouvrir une fenêtre) un événement délicat sans histoire.
°
L.A. texte & photographie, Villard S/Doron, avril 2009

jeudi, avril 16, 2009

jusqu'à la fin des temps


Qu'est-ce-qui,
Bien que libre par essence,
Cherche toujours à se libérer ?

°

Faites l'expérience de vous dire sans cesse : j'étais là, je suis là, je serais toujours là, je suis avec moi jusqu'à la fin des temps, le ciel et la terre passeront, mais ma certitude ne passera pas.

" Je suis de force à modifier le calendrier. "

ou bien

" L'éternel retour contre la sensation paralysante de dissolution générale et d'imperfection. "

( avec Marcelin Pleynet , Ph. Sollers et M.N.)
L.A. photographie, Villard S/Doron, avril 2009

Ma forêt de montagne




Me voici face au premier temps de ma forêt de montagne
immersion et libre évolution
" nait"
sponte sua
expansion évanescante
°
L.A. texte & photographie, Villard S/Doron avril 2009 cet après-midi

Crocus


plante naine à bulbe, acaule
feuille linéaire en forme de glaive
fleur blanc pur mais souvent teintée de violet
violet pourpre à la base
trois sépales
trois pétales
trois étamines
et un stigmate orange tripartite
fruit capsule à trois loges
souvent près des plaques de neige, février-juin
.
l'Iris (coeur tendre)
messagère des dieux n'est pas loin !
°
L.A. photographie, les Maisonnettes avril 2009

Le marsault


C 'est au premier temps, en avril que le marsault se remarque le plus : avant de mettre ses feuilles, il se couvre de gros chatons ovoïdes gris argentés (pussy willow des anglais) puis les étamines sortent de leur duvet, les chatons deviennent jaune d'or et se couvrent des premières abeilles. Quant à ce mot étrange de marsault, ce serait du latin mas salix = saule mâle. Ce saule présente probablement autant de pieds mâles que de pieds femelles et on ne sait trop pourquoi on l' a baptisé ainsi.
°
L.A. photographie, Arêches, avril 2009
voir le guide des arbres et arbustes d'Europe, Delachaux et Niestlé

Lettres de Mari


Jean Chollet
lettres de Mari (extraits)
les petits classiques du grand pirate 1998

mercredi, avril 15, 2009

désert

ce qui reste de musique
quand le dess(e)in n'est plus visible
comme si la lumière avait érodé
le temps et le lieu qui sont aux choses
comme si la grammaire des fonds était lisible
à la main qui s'éclaire sur les regs
.
anachorètes
lézards
serpents
hyènes et cynhyènes
par les gorges du matin
sur les pentes du soir
.
les routes non tracées du mouvement solitaire
.
l'oryx sauvage
la gazelle d'Arabie
.
le vent sur les plaines du Sam au sud de l'Euphrate
.
plantes à soude
arbustes rabougris
plateaux gréseux
psammites taillées à pic
thalwegs de ruissellement
fonds de mer éocène
.
la même nudité de la vie une seule
respiration
°
pour Fayçal
Lorand Gaspar
Sol absolu
poésie/Gallimard

mardi, avril 14, 2009

...je n'ai cessé de chercher,


m'aidant de ce que tu as pu dire, le point de résurgence aujourd'hui.
°
L.A. photographie, le Lac de Roselend avec André du Bouchet (Rapide), mars 2009

un seul souffle

Dans la représentation des formes par le trait une notion importante, invisible-visible. Ici la photographie ne montre pas tout afin de maintenir vivant le souffle et intact le mystère. Cela se traduit par l'interruption des traits et par l'omission, partielle ou totale, de figures dans le paysage. Sa tête et sa queue ne semble pas reliées, mais son être est animé d'un seul souffle.
°
L.A. photographie avec Wang-Wei, les Saisies mars 2009.
Forêt d'épicéas verticale
°
J'en viens à me demander si je ne serais pas plus dérangé que je ne le pensais.
°
L.A. photographie avec Henri Michaux (I.T.), les Saisies mars 2009

branches & brindilles


neige & bouleau
°
L.A. encre et photographie, avril 2009

Oblongs


Des petits arbres lointains dans un paysage de neige deviennent des petits points oblongs d'encre forte sur l'écran et le papier.
°
L.A. photographie, les Saisies, mars 2009
Ne désespérez jamais. Faites infuser davantage.
Henri Michaux , Face aux verrous.
Du "Dao" originel
du commencement du réel
des signes célestes
des formes terrestres
des règles saisonnières
de l'examen des choses obscures
des esprits essentiels
de la chaîne originelle
de l'art du maître
des évaluations fallacieuses
de l'équivalence des moeurs
des résonances du "Dao"
de l'inconstance des choses
des paroles probantes
de l'utilisation des armes
montagne de propos
forêt de propos
du monde des hommes
du devoir de se cultiver
de la synthèse ultime


"ô le plus violent paradis"

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